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La veille de l'ENSOSP (n°2024-01)

Editée par l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers

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Meilleure reconnaissance de l’activité du sapeur-pompier

 

  

Edito

Une proposition de loi a été enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 23 janvier de cette année. Elle a pour objet de créer une nouvelle décoration au profit des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels. Les députés regrettent qu’il n’existe pas de croix pour ce corps mais seulement une médaille d’ancienneté. Afin de remédier à cette iniquité par rapport à d’autres corps, les signataires de cette proposition soumettent l’idée d’une croix de la valeur des sapeurs‑pompiers volontaires et professionnels destinée à « récompenser un engagement continu et de longue date, au service de la Nation ». Cette distinction intégrerait notamment « le temps consacré à la disponibilité opérationnelle pour les sapeurs‑pompiers volontaires, au détriment de la vie de famille et du temps libre ; la bravoure du sapeur‑pompier manifestée lors d’opérations de secours ; les actions déterminantes pour la réussite des missions et la souffrance endurée du fait de blessures en intervention ». Si ce texte était adopté, il ferait suite à la loi « Matras » qui avait introduit une nouvelle récompense (citation à l’ordre de la Nation).

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La veille juridique est proposée par le Centre d'études et de recherches interdisciplinaires sur la sécurité civile (CERISC)

 

Au sommaire cette semaine :

Les textes de la semaine

Plateforme Nationale Juridique

Décret n° 2024-29 du 24 janvier 2024
 
Arrêté du 25 janvier 2024
 
Arrêté du 26 janvier 2024
 
Arrêté du 18 janvier 2024
 
Arrêté du 26 janvier 2024
 
Arrêté du 31 janvier 2024
 
Arrêté du 31 janvier 2024
 
Arrêté du 29 janvier 2024
 
Arrêté du 8 janvier 2024
 
Arrêté du 25 janvier 2024
 
Arrêté du 29 janvier 2024
 

Autres informations pouvant vous intéresser

Préfectures
Les dernières nominations, désignations et cessations
 

Décret du 17 janvier 2024 portant cessation de fonctions d'un préfet - M. LECLERC (Georges-François). NOR : IOMA2401337D

Décret du 17 janvier 2024 portant nomination du préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord - M. GAUME (Bertrand). NOR : IOMA2401339D

Décret du 24 janvier 2024 portant maintien du préfet des Yvelines - M. BROT (Jean-Jacques). NOR : IOMA2402016D

Décret du 30 janvier 2024 portant cessation de fonctions du sous-préfet de Cholet (groupe III) - M. MAGNIER (Ludovic). NOR : IOMA2402098D

Décret du 30 janvier 2024 portant cessation de fonctions du sous-préfet d'Issoire - M. DUCROS (Bertrand). NOR : IOMA2402387D

Décret du 30 janvier 2024 portant cessation de fonctions de la sous-préfète d'Avallon - Mme RAMALINGOM (Naïma). NOR : IOMA2402405D

 
Liste des spécialités pharmaceutiques
Les derniers arrêtés modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics
 

Arrêté du 19 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2401159A

Arrêté du 16 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2401348A

Arrêté du 22 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2334997A

Arrêté du 19 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2400841A

Arrêté du 19 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2401029A

Arrêté du 26 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2400965A

Arrêté du 30 janvier 2024 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics. NOR : TSSS2402039A

 
Proposition de loi n° 2065 (Assemblée nationale)
visant à instaurer la semaine de quatre jours pour les bénévoles
  Cette proposition de loi tente de remédier aux difficultés que peuvent rencontrer les citoyens dans l'exercice du bénévolat. Ainsi, elle organise un aménagement du temps de travail afin de leur libérer du temps libre. Elle aurait vocation à s'appliquer aussi bien aux salariés qu'aux agents publics dans le respect du principe de continuité du service public.
 
Proposition de loi n° 2086 (Assemblée nationale)
visant à créer une croix de la valeur des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels
 

Cette proposition de loi créée une nouvelle décoration pour les sapeurs-pompiers : une croix de la valeur des SPV et SPP.

"

L’idée de créer une croix de la valeur des sapeurs‑pompiers volontaires et professionnels vise quant à elle à récompenser un engagement continu et de longue date, au service de la Nation.

Cette distinction inclut le temps consacré à la disponibilité opérationnelle pour les sapeurs‑pompiers volontaires, au détriment de la vie de famille et du temps libre ; la bravoure du sapeur‑pompier manifestée lors d’opérations de secours ; les actions déterminantes pour la réussite des missions et la souffrance endurée du fait de blessures en intervention.

Cette croix de la valeur est aussi un signe d’encouragement pour les sapeurs‑pompiers volontaires et professionnels dans les moments de doute, une incitation à persévérer et un hommage pour services rendus, à juste titre."

 
Proposition de loi n° 2130 (Assemblée nationale)
visant à valoriser la réserve communale de sécurité civile
  "[...] cette proposition de loi a pour objectif de laisser l’autorité de gestion et le réserviste choisir, ensemble, de la durée des activités à accomplir, par année civile, sans en fixer ni plancher, ni plafond. Cela permettrait d’offrir aux communes une plus grande latitude pour mobiliser leurs réservistes, mais également de prévoir des durées différenciées selon les disponibilités des réservistes et les besoins locaux (article 1er)".
 
Rapport d'information n° 2069 (Assemblée nationale)
Rapport sur l’adaptation de la politique de l’eau au défi climatique
 

"

Mercredi 17 janvier 2024, Vincent Descoeur (LR, Cantal) et Yannick Haury (RE, Loire-Atlantique), co-rapporteurs, ont présenté les conclusions de la mission d’information sur l’adaptation de la politique de l’eau au défi climatique (voir la vidéo de la réunion).

Créée le 15 mars 2023 par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, la mission avait pour objectif de faire émerger des leviers de meilleure gestion de la ressource en eau face aux tensions et aux conflits d’usage qui seront inévitablement générés par le changement climatique. Elle était présidée par Anne-Cécile Violland (HOR, Haute-Savoie) et David Taupiac (LIOT, Gers).

Les députés constatent une augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses et des précipitations extrêmes, associée à une dégradation réelle des écosystèmes régulateurs du cycle de l’eau. Ainsi, d’ici 2050, les précipitations devraient baisser de 16 à 23 % et le débit moyen annuel des cours d’eau devrait diminuer de 10 à 40 %. En ce qui concerne les eaux souterraines, la piézométrie devrait diminuer d’une façon quasi générale avec une baisse de la recharge comprise entre 10 et 25 %.

« Faute d’anticipation, les conséquences pour notre système économique et sur notre qualité de vie pourraient être dramatiques » s’alarment les rapporteurs. Face à l’augmentation prévisible des conflits d’usage et des tensions autour de la ressource, les députés appellent à « améliorer la résilience des territoires » et à « s’adapter structurellement et dans la durée, à une nouvelle donne climatique, qui impose de réduire la consommation d’eau ».

Après avoir organisé 39 auditions et tables rondes au cours desquelles ils ont entendu 70 organismes et personnalités qualifiées, les rapporteurs formulent 81 propositions. S’ils soulignent qu’il n’existe pas de « solution unique », Vincent Descoeur et Yannick Haury formulent un « bouquet de solutions » qui s’articule autour des exigences suivantes : renforcer les politiques publiques en soutien à la préservation de la ressource ; développer le stockage de l’eau ; renforcer la gouvernance et le financement des politiques de l’eau."

 

Questions/Réponses

Avenir du centre d'appels d'urgence de l'Yonne
Question n° 0051S de Mme Dominique Vérien (Yonne - UC) publiée dans le JO Sénat du 14/07/2022

Mme Dominique Vérien appelle l'attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur l'avenir du centre d'appels d'urgence de l'Yonne.
Depuis plusieurs années, l'agence régionale de santé (ARS) souhaite déplacer le centre d'appels d'urgences, le 15, d'Auxerre pour le ramener à Dijon et en faire une plateforme unique.
Pourtant, les élus de l'Yonne, les personnels de santé et les habitants souhaitent maintenir cette présence en mutualisant les centres d'appels du 15 et du 18. Cependant, le projet n'avance pas, l'ARS ne communique pas et le flou perdure.
Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement et l'ARS sont enfin prêts à s'engager dans une démarche de concertation et de travail avec tous les acteurs locaux afin de faire aboutir ce projet.

Réponse du Ministère auprès du ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé des personnes handicapées publiée dans le JO Sénat du 30/11/2022

Mme la présidente. La parole est à Mme Dominique Vérien, auteure de la question n° 051, adressée à M. le ministre de la santé et de la prévention.

Mme Dominique Vérien. Depuis plusieurs années, l'agence régionale de santé (ARS) souhaite déplacer le centre d'appels d'urgence, le 15, d'Auxerre à Dijon et en faire une plateforme unique pour l'ensemble de la région.

Pourtant, les élus de l'Yonne, les personnels de santé et les habitants souhaitent maintenir cette présence en mutualisant les centres d'appels du 15 et du 18.

M. Jean-Baptiste Lemoyne. Exact !

Mme Dominique Vérien. Cependant, le projet n'avance pas, l'ARS ne communique pas et le flou perdure.

Ainsi, madame la ministre, ma question est particulièrement simple : le Gouvernement et l'ARS sont-ils enfin prêts à s'engager dans une démarche de concertation et de travail avec tous les acteurs locaux afin de faire aboutir ce projet ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée.

Mme Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée des personnes handicapées. Madame la sénatrice Dominique Vérien, l'élaboration du projet régional de santé (PRS) 2018-2028 de Bourgogne-Franche-Comté a mis en lumière une très forte hétérogénéité dans l'organisation des centres de réception et de régulation des appels (CRRA) d'aide médicale urgente.

Une problématique d'effectifs a également été identifiée, entraînant dans certains départements des déficits caractérisés. Aussi, une évaluation intermédiaire du regroupement des CRRA de la Nièvre et de Côte-d'Or a été menée entre septembre 2021 et février 2022.

Dans le cadre de cet audit, l'ensemble des acteurs concernés – professionnels, élus locaux, parties prenantes –, y compris ceux du département de l'Yonne, ont eu l'occasion de faire entendre leur voix. Plus de soixante-dix personnes ont été auditionnées.

Cette évaluation a montré qu'un certain nombre d'objectifs assignés au regroupement ont bien été atteints. Elle a également permis d'identifier des pistes pour renforcer encore la solidarité et la coopération entre les acteurs.

L'ARS a rappelé que cette évaluation constituait un préalable à toute nouvelle évolution de l'organisation des autres centres 15 de la région. Ainsi, en août 2022, il a été proposé aux acteurs de l'Yonne de confronter les résultats de l'évaluation à l'examen spécifique de leur département.

Cette démarche alimentera les travaux de révision du projet régional de santé, qui doivent aboutir à l'automne 2023. Elle devra intégrer a minima une logique de sécurisation et d'entraide entre les CRRA et le 15. Cette révision s'effectuera dans le cadre d'une large concertation avec les acteurs des territoires, à laquelle vous serez associée et dont il vous sera rendu compte.

Mme la présidente. La parole est à Mme Dominique Vérien, pour la réplique.

Mme Dominique Vérien. Madame la ministre, vous parlez d'hétérogénéité, et vous avez raison de le faire. Le centre 15 de l'Yonne figurait d'ailleurs parmi les meilleurs de France.

Vous avez évoqué les effectifs. Or conserver des effectifs, cela signifie permettre aux personnels qui travaillent pour le 15 d'être parfois aux urgences, parfois derrière le téléphone, et d'avoir une complémentarité dans leur emploi.

Par ailleurs, la loi du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels, dite loi Matras, visait à favoriser la mutualisation des centres d'appels. Les seuls endroits dans lesquels la mutualisation ne fonctionne pas sont ceux où les « rouges » et les « blancs » ne s'entendent pas. Or, chez nous, ils s'entendent parfaitement et sont tous unis !

Vous avez raison, une évaluation a été menée dans les départements de la Côte-d'Or et de la Nièvre. Mais vous avez aussi entendu les élus de l'Yonne : nous sommes tous d'accord pour garder sur notre territoire ce service d'excellence, que nous acceptons de mutualiser avec les pompiers, qui ne manquent justement pas d'effectifs.

Enfin, le Premier ministre Jean Castex nous avait assurés qu'un moratoire serait institué pour réfléchir à la mise en place de cette plateforme. Alors, réfléchissons, mais n'attendons pas 2023 : nous sommes tous prêts !

 
Détermination du droit aux prestations sociales pour les élus locaux et agents titulaires de la fonction publique de l'État, territoriale ou hospitalière
Question n° 0255S de M. Daniel Salmon (Ille-et-Vilaine - GEST) publiée dans le JO Sénat du 10/11/2022

M. Daniel Salmon attire l'attention de M. le ministre de la transformation et de la fonction publiques sur les modalités de calcul des droits à pension pour les élus régionaux employés comme fonctionnaires dans la fonction publique.
L'article L. 4135-5 du code général des collectivités territoriales dispose que le temps d'absence prévu aux articles L. 4135-1 et L. 4135-2 du même code (autorisations d'absence et crédit d'heures) est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination de la durée des congés payés ainsi qu'au regard de tous les droits découlant de l'ancienneté. L'article L. 4135-20 du code général des collectivités territoriales, quant à lui, dispose que le temps d'absence prévu aux articles L. 4135-1 et L. 4135-2 est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination du droit aux prestations sociales.
Actuellement, ces absences, assimilées à des durées de travail effective pour la détermination du droit aux prestations sociales, ne sont (ou ne seraient) pas prises en compte pour les fonctionnaires de certains ministères au titre des droits à pension de retraite de l'État.
Il lui demande s'il est possible de rappeler la règle qui prévaut pour le calcul des droits à pension de retraite pour les fonctionnaires occupant un mandat de conseiller régional, qui utilisent les absences prévues aux articles L. 4135-1et L. 4135-2 du code général des collectivités territoriales et les modalités techniques et administratives qui doivent être retenues pour la mise en œuvre concrète de la règle.
La question se pose également pour les agents de la fonction publique occupant un mandat de conseiller départemental.

Réponse du Secrétariat d'État auprès du ministre des armées et du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, chargé de la jeunesse et du service national universel publiée dans le JO Sénat du 30/11/2022

Mme la présidente. La parole est à M. Daniel Salmon, auteur de la question n° 255, adressée à M. le ministre de la transformation et de la fonction publiques.

M. Daniel Salmon. Ma question est très précise, elle porte sur les modalités de calcul des droits à pension pour les élus régionaux employés comme fonctionnaires dans la fonction publique.

L'article L. 4135-5 du code général des collectivités territoriales dispose que le temps d'absence accordé à un conseiller régional pour participer aux séances plénières, aux réunions de commissions ou aux réunions d'organismes où il est désigné pour représenter la région est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination de la durée des congés payés, ainsi qu'au regard de tous les droits découlant de l'ancienneté. L'article L. 4135-20 du code général des collectivités territoriales, quant à lui, dispose que le temps d'absence prévu est assimilé à une durée de travail effective pour la détermination du droit aux prestations sociales.

Actuellement, ces absences, assimilées à des durées de travail effectives pour la détermination du droit aux prestations sociales, ne seraient pas prises en compte pour les fonctionnaires de certains ministères au titre des droits à pension de retraite de l'État.

Je souhaite donc connaître la règle qui prévaut pour le calcul des droits à pension de retraite pour les fonctionnaires occupant un mandat de conseiller régional qui utilisent les autorisations d'absence prévues aux articles L. 4135-1 et L. 4135-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que les modalités techniques et administratives qui doivent être retenues pour la mise en œuvre concrète de cette règle.

Cette question se pose également pour les agents de la fonction publique occupant un mandat de conseiller départemental.

Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre des armées et du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, chargée de la jeunesse et du service national universel. Monsieur le sénateur Daniel Salmon, mon collègue Stanislas Guerini ne pouvant être présent aujourd'hui, il m'a chargé de vous répondre.

Le Gouvernement est attentif à la bonne application des garanties particulières apportées aux élus locaux pour leur permettre de cumuler l'exercice de leur mandat avec une activité professionnelle.

Le code général des collectivités territoriales prévoit plusieurs dispositifs permettant à ces élus de concilier activité et mandat sans être pénalisés dans l'acquisition des droits et garanties qui en découlent.

Les élus locaux bénéficient notamment de deux types de facilités : d'une part, les autorisations d'absence visées aux articles L. 4135-1 du code général des collectivités territoriales pour les conseillers régionaux et L. 3123-1 pour les conseillers départementaux ; d'autre part, les crédits d'heures sont consacrés à l'article L. 4135-2 pour les conseillers régionaux et à l'article L. 3123-2 pour les conseillers départementaux.

Les absences qui résultent de l'utilisation de ces crédits d'heures et autorisations d'absence sont assimilées à une durée de travail effective pour la détermination des droits découlant de l'ancienneté et du droit aux prestations sociales.

Concernant les droits à pension de retraite des fonctionnaires, ces temps d'absence accordés aux élus locaux doivent donc être reconnus comme du temps passé dans une position statutaire comportant l'accomplissement de services effectifs.

Ces temps d'absence doivent donc être pris en compte pour la retraite au titre de la constitution des droits à pension et de la durée des services liquidables.

Ces règles pourront utilement être rappelées aux services concernés afin de s'assurer qu'elles sont appliquées de manière uniforme par l'ensemble des départements ministériels et employeurs publics.

Mme la présidente. La parole est à M. Daniel Salmon, pour la réplique.

M. Daniel Salmon. Je vous remercie, madame la secrétaire d'État, pour ces précisions dont je ferai part à la personne qui m'a interpellé sur ce sujet, laquelle relève du ministère des armées et a rencontré des difficultés pour faire reconnaître ses droits.

 
Service national universel
Question n° 0138G de M. Jacques-Bernard Magner (Puy-de-Dôme - SER) publiée dans le JO Sénat du 08/12/2022

Mme la présidente. La parole est à M. Jacques-Bernard Magner, pour le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain. (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)
M. Jacques-Bernard Magner. Ma question s'adresse à Mme la secrétaire d'État chargée de la jeunesse et du service national universel.
Madame la secrétaire d'État, le budget pour 2023 attribue 140 millions d'euros au service national universel (SNU), laissant des crédits dérisoires pour les autres dispositifs du soutien à la vie associative.
Pourtant, nous savons tous ici que le SNU, créé en 2019, est un échec. En 2022, vous espériez 50 000 jeunes. Comme les années précédentes, nous vous avions fait part de notre scepticisme. Résultat : ce sont seulement 32 000 services qui seront réalisés. Il est évident que les jeunes n'adhèrent pas à ce projet, imaginé, promu et soutenu par le Président de la République, qui doit aujourd'hui rester le seul convaincu de son intérêt.
Malgré cela, vous augmentez encore ce budget pour 2023, inscrivant 140 millions d'euros pour 64 000 jeunes espérés, soit 27 % d'augmentation. En revanche, les crédits du service civique progressent moins que l'inflation, alors que cet outil tout à fait pertinent pour les jeunes est aujourd'hui très recherché.
Vous le savez, la généralisation du SNU à une classe d'âge sera très difficile, autant pour des raisons budgétaires que pour des raisons d'adhésion.
Madame la secrétaire d'État, il faut savoir tirer les leçons d'un échec.
D'autres solutions existent pour l'éducation à la citoyenneté de notre jeunesse. Pourquoi ne pas soutenir vraiment le développement du service civique, ainsi que les colonies de vacances, vrais lieux de mixité et de socialisation, et ce dès le plus jeune âge ? Pourquoi ne pas promouvoir le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa) et en faire l'une des étapes d'un parcours d'engagement et de citoyenneté qui se déploierait à bien moindre coût, en apportant un vrai soutien à la vie associative dans notre pays ?
Madame la secrétaire d'État, aujourd'hui, nous attendons vos propositions. Allez-vous enfin répondre aux aspirations et aux besoins de notre jeunesse ? (Applaudissements sur les travées des groupes SER et GEST.)

Réponse du Secrétariat d'État auprès du ministre des armées et du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, chargé de la jeunesse et du service national universel publiée dans le JO Sénat du 08/12/2022

Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d'État chargée de la jeunesse et du service national universel.

Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre des armées et du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, chargée de la jeunesse et du service national universel. Monsieur le sénateur Magner, j'ai la conviction que nous avons la même ambition pour notre jeunesse. Nous voulons une jeunesse qui a goût en l'avenir, qui est formée, qui a de l'espérance. Pour cela, monsieur le sénateur, je ne vois aucune opposition entre les différents dispositifs.

Plus que jamais, nous avons investi sur le service civique, et celui-ci progresse. Il y a même plus de demandes d'agrément de jeunes que de missions proposées.

Les colonies de vacances et l'éducation populaire ont le vent en poupe : le dispositif Vacances apprenantes a réuni un million de jeunes encore l'été dernier.

Sur le Bafa, il y a eu en même temps l'installation du comité de filière Bafa et un financement massif, avec plus de 200 euros pour chaque jeune qui le souhaite, et ce afin de lever tout frein financier.

Monsieur le sénateur, ni vous ni moi n'opposons ces dispositifs. Il importe surtout de construire un parcours de citoyenneté, ce qui ne se décrète pas.

Nous avons besoin d'une jeunesse unie, quand elle est aujourd'hui fracturée, au moins pour partie.

Nous avons besoin d'une jeunesse en bonne santé, grâce à des bilans réguliers.

Nous avons besoin d'une jeunesse qui retrouve la culture de la défense et qui soit formée aux gestes qui sauvent.

Nous avons besoin d'une jeunesse qui s'inscrive dans un projet personnel, en complémentarité avec le projet pédagogique de l'éducation civique et morale.

Nous avons besoin enfin d'une jeunesse qui s'engage.

Votre famille politique, monsieur le sénateur, a toujours encouragé ces engagements, qu'ils soient civils ou militaires.

Avec le ministre de l'éducation nationale, en charge d'une partie de l'apprentissage, le ministre des armées, sous l'autorité de la Première ministre, nous déployons, année après année, un grand projet pour tous nos jeunes, parce qu'un pays fort, uni, doit préparer sa jeunesse à répondre aux défis de son temps : retour de la guerre, aujourd'hui en Ukraine ; défi climatique ; catastrophes naturelles.

Enfin, monsieur le sénateur, un pays fort, uni, c'est un pays où les jeunes se parlent et partagent des valeurs. Pour cela, il faut qu'ils se rencontrent. Le SNU, c'est pour eux, c'est pour les autres, c'est pour la France ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées des groupes INDEP et UC.)

Mme la présidente. La parole est à M. Jacques-Bernard Magner, pour la réplique.

M. Jacques-Bernard Magner. Madame la secrétaire d'État, je suis d'accord avec toutes les valeurs citoyennes que vous venez de rappeler. Toutefois, vous n'avez pas répondu précisément à ma question : allez-vous continuer avec le SNU tel quel ou allez-vous le réformer ? (Applaudissements sur les travées du groupe SER.)

 

La Rédaction

ENSOSP

Alexia Touache - Doctorante en droit public
email : alexia.touache@ensosp.fr
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