Evaluation de l’impact des expositions professionnelles chez les sapeurs-pompiers du Maine-et-Loire : utilisation d’un scanner thoracique après 20 ans de service, mémoire de Hugues Dousseau
14/10/2026
Le Docteur Hugues Dousseau a effectué un mémoire pour l’obtention du Diplôme d’Études Spécialisées de Médecine du Travail (Angers, 2026) sous la direction du Pr Alexis D’Escatha.
« Évaluation de l’impact des expositions professionnelles chez les sapeurs-pompiers du Maine-et-Loire : utilisation d’un scanner thoracique après 20 ans de service. »
Cette analyse a été effectuée avec l’aide de la Sous-Direction Santé, chez les sapeurs-pompiers du SDIS de Maine-et-Loire ayant au moins 20 ans de service.
Les sapeurs-pompiers sont exposés à de multiples substances cancérogènes lors de leurs interventions (fumées d'incendie, PFAS, amiante), justifiant depuis la classification du CIRC en 2022, un suivi médical post-exposition renforcé, dont les modalités ne font pas encore consensus en France.
L’objectif de cette étude est d’évaluer, par un dépistage systématique par scanner thoracique low-dose, la prévalence des anomalies pulmonaires chez les sapeurs-pompiers du SDIS de Maine-et-Loire ayant au moins 20 ans de service.
C’est une étude observationnelle descriptive et transversale monocentrique menée de juin 2023 à décembre 2025, incluant 302 sapeurs-pompiers volontaires et professionnels sur les 847 agents éligibles.
Les résultats ont objectivé : une anomalie scanographique chez 50 participants (16,56 %), dominée par les atteintes pleurales isolées (58 %), devant les atteintes ganglionnaires (36 %) et parenchymateuses (6 %). Aucune association significative n'a été retrouvée avec le statut tabagique ou le statut de formateur incendie. La démarche a par ailleurs été jugée satisfaisante et rassurante par la quasi-totalité des répondants.
En conclusion le scanner thoracique low-dose apparaît comme un outil de dépistage faisable et bien accepté chez les sapeurs-pompiers exposés, bien que la nature encore majoritairement fortuite des anomalies retrouvées appelle des études multicentriques de plus grande puissance pour confirmer un éventuel surrisque professionnel spécifique.
hugues.dousseau@sdis49.fr