Description matérielle : 1 vol (247 p.) ; couv. ill.
Présentation de l'éditeur :
" La contrepartie des progrès de la médecine est que souvent la mort ne vient plus toute seule. Dans bien des cas, il faut désormais décider qu'elle survienne et faire quelque chose si l'on veut qu'effectivement elle arrive. Si la médecine a changé nos vies, elle a donc également transformé nos morts. Tout comme elle participe à brouiller chaque jour un peu plus les...
Présentation de l'éditeur :
" La contrepartie des progrès de la médecine est que souvent la mort ne vient plus toute seule. Dans bien des cas, il faut désormais décider qu'elle survienne et faire quelque chose si l'on veut qu'effectivement elle arrive. Si la médecine a changé nos vies, elle a donc également transformé nos morts. Tout comme elle participe à brouiller chaque jour un peu plus les frontières entre ce qui est encore une vie et ce qui peut-être n'en est plus tout à fait une. Si bien que, parfois, les patients - ou leurs familles pour eux - en viennent à réclamer la mort, lorsque celle-ci se fait vraiment trop attendre. C'est alors que des conflits peuvent naître entre ceux qui supplient pour que l'on aide à ce que cette fin puisse enfin advenir, et ceux qui à l'inverse ne veulent surtout pas aller dans cette voie.
C'est dans cet espace que s'inscrit le travail du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, que dirige Véronique Fournier. Dans ce livre, elle raconte quelques-unes des histoires qu'elle a accompagnées depuis dix ans : comment s'expriment ces demandes, qui les porte, comment y réagissent les équipes soignantes, et quels débats elles suscitent au sein du groupe citoyen d'éthique clinique qui travaille à ses côtés.
Peu à peu, ces histoires ont fait évoluer sa position sur cette difficile question : faut-il et jusqu'où peut-on aider à mourir ? C'est cette évolution qu'elle relate ici, de ses réticences premières à sa conviction de plus en plus nette que les médecins ne peuvent pas refuser d'aider à mourir ceux qui sont à l'extrémité des possibilités de la médecine et qui n'en peuvent plus. En espérant qu'expliquer pas à pas le chemin parcouru pourra, peut-être, aider d'autres à s'y risquer à leur tour. "
- Avant-propos
- Prologue. Elles
- Carl. Mourir d'euthanasie avant la loi Leonetti
- Bérivan. Mourir d'euthanasie après la loi Leonetti
- Alexandre, Achim, Andreï, Amina et Vincent Lambert aussi. Où l'on essaye de comprendre ce que sont ces états étranges appelés neurovégétatifs
- Germaine. S'éteindre comme une chandelle, n'est-ce pas la même chose que mourir de ne plus boire ni manger ? Est-ce une fin enviable ?
- Jeanne, la petite fille aux yeux grands ouverts. Où l'on est pris de vertige à l'idée que l'on pourrait dépasser les bornes et ne plus avoir aucune limite
- Bernard et Michel, l'aide au suicide. Comment refuser de l'aide à ceux qui le demandent, pour eux-mêmes, à si grands cris, alors qu'ils sont à la limite du supportable ?
- Le vieil homme cardiaque et les directives anticipées. Où l'on comprend que peu nombreux sont les " vieux " qui sont intéressés à préparer leur mort
- Ninon et Tonino, les affamés. Mais qu'est-ce donc que cette nouvelle pratique en vogue qui consiste à priver les patients d'eau et d'alimentation jusqu'à ce que mort s'ensuive ?
- Laurent, naissance d'un rituel. Quand l'euthanasie devient palliative
- L'homme du triathlon, l'euthanasie enfin. Quand il faut, à la fin des fins, que le palliatif sache devenir euthanasique
- Épilogue. Nous, les vivants et les morts
- Annexe. Les grandes étapes du débat sur la fin de vie en France
- Remerciements.
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