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FICHE DE LECTURE : Effets des solutions glucidiques-électrolytiques avec et sans L-menthol sur l'hydratation et la récupération des performances après un exercice simulé de lutte contre l'incendie, SCISC
23/06/2026
Effects of carbohydrate-electrolyte solutions with and without L-menthol on hydration and performance recovery following simulated firefighting exercise
Résumé en français
CONTEXTE :
Les interventions de lutte contre les incendies réalisées avec un équipement de protection individuelle complet (EPI) imposent des contraintes thermiques et physiques extrêmes, constituant ainsi un modèle d’exercice de haute intensité associé à d’importantes pertes en liquides et en électrolytes. Cette étude a comparé les effets de l'eau plate (W), d'une solution glucidique-électrolytique (CES) et d'une solution glucidique-électrolytique enrichie en menthol (MCES) sur l'hydratation et la récupération des performances au cours de la première heure suivant l'effort.
MÉTHODES :
Vingt-quatre sapeurs-pompiers de sexe masculin ont suivi un protocole standardisé de simulation d’intervention en tenue de protection. Les participants ont été répartis de manière aléatoire dans les groupes W, CES ou MCES (n = 8 chacun) et ont consommé 1,0 L de liquide pendant les 60 minutes de récupération. L'état d'hydratation a été évalué par la restauration de la masse corporelle, l'osmolalité salivaire, la densité urinaire, la couleur des urines et le dosage des électrolytes urinaires. Les marqueurs rénaux, la clairance du lactate, les réponses cardiovasculaires et thermiques, la sensation de soif et la force explosive des membres inférieurs ont également été mesurés.
RÉSULTATS :
La restauration de la masse corporelle a montré des effets significatifs entre les groupes, le groupe MCES présentant une valeur supérieure à celle des groupes W et CES à 60 minutes (p < 0,05). Le taux de réhydratation était plus élevé pour le CES et le MCES que pour le W (p < 0,05). L'osmolalité salivaire et le sodium urinaire font opter pour les solutions électrolytiques par rapport à l'eau (p < 0,05), tandis que la densité urinaire était plus faible dans le groupe MCES par rapport aux groupes W et CES (p < 0,05). L’urée sanguine et les rapports urée/créatinine étaient plus élevés dans le groupe W que dans les deux autres groupes à 30 et 60 minutes (p < 0,05). La clairance du lactate était réduite dans le groupe W par rapport aux groupes CES et MCES (p < 0,05). La hauteur de saut a diminué entre la phase pré-récupération et la phase post-récupération dans les groupes W et CES, mais s'est maintenue dans le groupe MCES.
CONCLUSIONS :
Les solutions glucidiques-électrolytiques ont amélioré l'hydratation par rapport à l'eau. Le L-menthol n'a pas amélioré la réhydratation mais a maintenu les performances explosives, ce qui confirme son rôle de complément à valeur perceptive aux stratégies électrolytiques pour la récupération après l'exercice en tenue de protection.
Limites de l'article
L’étude est robuste sur le plan appliqué, mais ses résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de :
. un faible effectif (8 par groupe),. une population restreinte à des sapeurs-pompiers masculins,
. une absence de contrôle des profils, de la variabilité interindividuelle et des réponses physiologiques,
. une quantité hydrique standardisée et faible (1 litre),
. une évaluation à court terme (sur 60 minutes),
. un test de performance unique ne reflétant pas le panel de la performance opérationnelle réelle.Précisions et qu’apporte l’article ?
Précisions et qu’apporte l’article ?
. Aide à renforcer la valeur des recommandations simples pour la réhydratation et pour la récupération, privilégiant pendant et après intervention les boissons avec des électrolytes (sodium, potassium, chlorure, glucide) plutôt que seulement de l’eau.
. Rappelle que la récupération doit être structurée (pauses opérationnelles, repos au point santé) et mise en œuvre également pendant les exercices de simulation en caisson et sur le terrain.
. Indique que le menthol (absorbé ou en bain de bouche), sans être essentiel, est un complément perceptif intéressant (sensation de fraîcheur, tolérance à l’effort, maintien partiel de la puissance) sans que soit définie une dose ‘optimale’.
Les autres mesures de prévention des stress physique et thermique doivent être maîtrisées par les sapeurs-pompiers et leur encadrement opérationnel : suivi santé régulier, simulations en conditions réelles, protection contre la chaleur, mesures de refroidissement, etc. sans oublier l’aspect plaisir tel que des boissons gazeuses sucrées peuvent le procurer, mais à consommer avec modération.
Catégories et mots clés
Article de revue ; Essai contrôlé randomisé ; article de recherche,
Lutte contre l'incendie ; solution glucidique électrolytique ; récupération ; réhydratation ; déshydratation ; activité physique ; menthol ; soutien sanitaire opérationnel ; stress thermique ; caisson feu ; exercice de simulation.
1er auteur ID Article
Yi-Ju Hsu
un
Institut supérieur des sciences du sport, Université nationale des sports de Taïwan, ville de Taoyuan, Taïwan ; Gouvernement de la ville de New Taipei, New Taipei City, Taïwan
Citation
Hsu YJ, Ho CS, Chang CH, Chuang TW, Shang SH.
(Taylor & Francis Group.)
Institut supérieur des sciences du sport, Université nationale des sports de Taïwan, ville de Taoyuan, Taïwan ; Gouvernement de la ville de New Taipei, New Taipei City, Taïwan
doi : 10.1080/15502783.2026.2676193.
JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE NUTRITION DU SPORT 2026, VOL. 23, J Int Soc Sports Nutr. 2026 ; 23(1) : 2676193
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15502783.2026.2676193#abstract