Le retour d’expérience est un outil de gestion qui permet de favoriser l’apprentissage dans les organisations. Il doit favoriser la production des enseignements dans l’idée de rendre les individus plus apprenants. C’est un processus d’exploration des opérations qui s’intéresse à la formation professionnelle, à l’expérience des agents et à la connaissance en acte mise en œuvre au sein des organisations

Actualité

Outil d'information

Présentation du thesaurus du risque

01/03/16

Le thesaurus du risque est né il y a maintenant plus de vingt ans, en 1994, d’un besoin de disposer d’un outil de gestion dynamique des DTA (différentes tâches à accomplir). Un outil d'information très complet et facilement accessible mis à la disposition de tous.

Qu’est-ce qu’un thesaurus ?

Génériquement, un thesaurus est un ensemble de mots-clés destiné à retrouver des objets, matériels ou non. A l’origine, le terme a été inventé par les bibliothécaires pour classer et retrouver des livres. Avec la diversification des moyens, ces outils sont maintenant utilisés par les médiathèques pour d’autres supports (photos, CD-Rom, vidéos…). Plus récemment, dans les systèmes de GED (gestion électronique de documents) ou les systèmes intranet. Le thesaurus du risque, lui, sert à retrouver essentiellement des DTA et autres notions liées à la gestion des risques (événements, sous-événements, risques potentiels, conséquences sur cinq cibles : humains, animaux, infrastructures, environnement, emploi / relogement).

Que permet le thesaurus du risque ?

 Le thesaurus du risque permet plusieurs choses :

  • lister des DTA sur une intervention (parmi plus de 2 800 disponibles à ce jour), sa vocation première et essentielle, que l’on parte des causes (cas général) ou des conséquences (pour les cas hybrides),
  • utiliser un scénario préétabli (123 disponibles à ce jour, tous modifiables, on peut en créer d’autres),
  • connaître les risques potentiels d’une activité économique (exemple : les risques générés par l’industrie sucrière),
  • connaître les DTA post-intervention à mettre en œuvre éventuellement,
  • connaître les DTA à effectuer en phase prévisionnelle (en vue d’une rave-party, par exemple),
  • connaître les DTA de défense à utiliser le cas échéant (en cas d’attaque de nos systèmes d’alerte, par exemple).
 De quoi est composé le thesaurus du risque ?

 Le thesaurus du risque est un ensemble de documents comprenant :

  • 1 base de données,
  • 2 guides des ratios,
  • 1 outil de calcul de dimensionnement des moyens,
  • 1 dossier de documents complémentaires.
 Que contient le thesaurus du risque ?

 Entre autres, plus de 2 800 DTA, listées sur la base de la notion de faits générateurs de DTA. En effet, les DTA peuvent résulter :

  • d’un risque potentiel (cause, élément à l’origine),
  • d’une conséquence (on n’est jamais blessé spontanément, c’est toujours la conséquence de quelque chose),
  • de l’importance de l’intervention (mettre en place un PC ou PMA est lié à l’importance de l’intervention, indépendamment de sa cause en amont).

Statistiquement, les DTA du thesaurus se répartissent comme suit :

  • Plus de 88 % concernent l’intervention, 86 % les sapeurs-pompiers et un peu plus de 12 % l’interservice,
  • 41 % de DTA « GOC » (au sens large),
  • 75 % de DTA visant les risques potentiels (par opposition aux conséquences ou à l’importance).

Le thesaurus du risque est donc avant tout une base de données destinée à traiter les interventions des sapeurs-pompiers, principalement les effets des risques potentiels, dans le domaine du commandement.

Il intègre également la nomenclature des moyens (tome 10 du SDACR) et ses classes secondaires d’emploi (ce qui permet, par exemple, de rechercher un engin tous-chemins de secours à personnes en hauteur).

  • Pourquoi Excel ? Pour au moins trois raisons :
    • le format « xls » est très répandu et l’usage des tableurs très « populaire »,
    • la facilité qu’offre cet outil en matière de tris (chaque colonne est potentiellement « triable »),
    • le plus facile en cas d’évolution structurelle de la base (ce qui s’est déjà produit à deux reprises au cours de son développement).

Toute médaille ayant son revers, il existe au moins un inconvénient : un tableur n’est pas une base de données, au sens de la protection de ces dernières. Raison pour laquelle il est fortement conseillé d’en faire une copie de sauvegarde avant toute utilisation (cf. § conseils généraux d’utilisation dans la notice utilisateurs). Cependant, à terme, le thesaurus devrait faire l’objet d’un développement de type « full web ».

Qui sont les utilisateurs potentiels du thesaurus du risque ?
  • En phase analytique, les officiers prévision des SDIS.
  • En phase opérationnelle, le thesaurus du risque est sans conteste l’outil par excellence de l’officier « anticipation » dans un PC de site. Une fois passée la phase « action – réaction » du COS, il lui présentera une liste de DTA possibles pour mener à bien la suite des opérations. A eux deux, ils trieront ce qui a déjà été fait, ce qui n’est pas pertinent dans le cas présent, pour ne garder que ce qui sera finalement proposé, puis réalisé.
  • En phase post-opérationnelle, les officiers en charge du retour d’expérience, pour amender la base, en fonction des « leçons apprises ».
 Pour conclure

Compte-tenu du nombre de champs que comporte la base, il serait illusoire d’imaginer que quelque erreur ne s’y soit pas glissé, ici ou là. C’est pourquoi je vous demande de me faire remonter tout manque, erreur ou incohérence que vous auriez pu constater ou dénicher. Le thesaurus du risque est avant tout une base de données. En tant que telle, elle sera l’objet d’évolutions continues, même si le gros du travail est certainement maintenant déjà réalisé.

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Par le Lieutenant-colonel Pierre GARIOUD - pour tout renseignement ou coopération écrire à   - p.garioud@sdis42.fr

Publié le 01/03/16 à 13:45