Développer les hommes par les compétences pour développer le volontariat, vers de nouvelles limites du volontariat Évaluation, prospective et avenir du volontariat chez les sapeurs-pompiers
Officier de sapeurs-pompiers professionnels au SDIS 64, après plusieurs années au CSP Pau, puis au CTA/CODIS 64, à la formation, il a créé en avril 1997, la Cellule départementale du développement et de la prospective du volontariat, afin de mettre en œuvre la loi du 3 mai 1996 et l'ensemble des textes règlementaires associés en même temps qu'il s'est professionnalisé en suivant un cursus universitaire lui donnant ainsi les compétences nécessaires pour ce métier émergent.
Les sapeurs pompiers volontaires des Pyrénées-Atlantiques représentent 75% des effectifs opérationnels. Le service public d'incendie et de secours français repose sur l'engagement quotidien de citoyens, femmes et hommes, assurant les missions de sécurité civile au niveau national.
Être sapeur-pompier volontaire, c'est être capable de porter une double vie et une double identité, c'est servir l'intérêt général tout en assurant conjointement une activité professionnelle principale dans le domaine privé ou public. Notre travail de recherche vise particulièrement à faire reconnaître qu'un transfert, total ou compartimenté, des compétences mobilisées dans les deux sphères, volontariat et entreprise publique ou privée, peut tout à fait être construit. Nous avons abordé la définition du "Volontariat" au regard du "Bénévolat" pour ensuite mettre en exergue les caractéristiques d'un tel engagement : quelles valeurs communes et passerelles? Comment les faire coexister? Qu'est-ce qui nourrit un tel don de soi?
Nous avons ensuite retracé l'histoire des sapeurs-pompiers afin de comprendre comment le Volontariat est né, a grandi et est devenu si profondément ancré dans la sécurité civile nationale. Pour vérifier nos hypothèses, nous avons construit notre modèle des compétences pour le métier de sapeur-pompier volontaire. Nous avons pu ainsi mettre en exergue, les points de connexion favorisant ce transfert de compétences pour réaliser la jonction entre le monde de l'entreprise et le service public, et ce, en nous appuyant sur les perceptions des deux milieux. Il est notamment apparu que les projets partenariaux entre le service public et les entreprises en particulier peuvent participer au développement de la formation, du mécénat et à la prise en compte du volontariat comme étant de la responsabilité sociale de l'entreprise. Cela a convergé à identifier certaines limites du volontariat qui laisse présager une zone de rupture : les sollicitations étant de plus en plus importantes pour un nombre de volontaires insuffisant.
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