La mise en œuvre opérationnelle est au fondement même du métier de sapeur-pompier. La connaissance des risques, la maîtrise des techniques et l’expérience partagée concourent à apporter une réponse opérationnelle efficiente. Enrichissons cet espace dans l’intérêt collectif.

Actualité

MASTER II DROIT ET MANAGEMENT DE LA SÉCURITÉ CIVILE

PLATEFORME COMMUNE 15/18/112 : ENJEUX ET CONSEQUENCES POUR LES SDIS

23/05/14

Le Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) ont une situation de chevauchement de leur mission et de coordination de leurs interventions dans le cadre du « secours à personne ».

Le Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) ont une situation de chevauchement de leur mission et de coordination de leurs interventions dans le cadre du « secours à personne ».

Les SDIS sont chargés « du secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes ». Leur intervention est déclenchée à la suite d’un appel au centre de traitement de l’alerte. Si la situation médicale l’exige les équipes des SDIS se coordonnent avec le médecin régulateur du SAMU.

Les SAMU quant à eux « répondent par des moyens exclusivement médicaux aux situations d’urgence ». Ils assurent une régulation médicale consistant à orienter la prise en charge à partir d’une appréciation par téléphone de la situation médicale.

Les membres des équipes du SAMU et du SDIS qui se connaissent ont toutefois des identités de travail différentes liées à leur histoire professionnelle et au contenu de leur activité les conduisant à apprendre à travailler ensemble. Les sapeurs-pompiers ont une culture de « départ réflexe » auparavant dénommée « prompt secours ». Les permanenciers du SAMU ont une culture de soin, santé, médecine, empathie. Ces deux orientations appellent deux types de réponses différentes. Leur nouveau cadre de travail sur un site unique peut entraîner des craintes de perte de repères et au-delà des pertes de leur spécificité de métier. En particulier, la proximité avec les médecins qui peut être vécue dans l’ambivalence : à la fois elle procure une valorisation symbolique, à la fois cette proximité médicale peut être redoutée comme écrasante.

Afin de rendre ce mémoire exploitable par les SDIS, nous avons développé deux axes majeurs de travail :

  • dans un premier temps, il nous semble essentiel de poser le cadre juridique ;
  • dans un deuxième temps, nous souhaitions aborder la démarche stratégique au travers des documents de gouvernance fondamentaux pour la mise en oeuvre de ces structures.

La mise en place de plateforme commune nécessite donc une anticipation et une technicité de réponse opérationnelle toujours plus poussées dans un contexte de mutation des structures et de forte progression des actions de secours à personne.

Par le Commandant Raphaël DU BOULLAY, SDIS de l’Hérault

Publié le 23/05/14 à 11:09